
Vous arrive-t-il de vous sentir épuisé avant même d’arriver au bureau? De compter les jours avant les prochaines vacances? Vous n’êtes pas seul. Et si je vous disais que ça pourrait être différent?
Le bien-être au travail n’est pas qu’un buzzword tendance ou une stratégie marketing. C’est devenu un critère décisif pour attirer et garder les meilleurs talents. Les entreprises qui l’ont compris transforment leur culture de fond en comble. Les autres? Elles perdent leurs employés un à un.
La rémunération globale : ce trésor caché que personne ne voit
Parlons d’abord d’argent. Ou plutôt, parlons de tout ce qui a de la valeur au-delà du salaire. Combien d’entre vous savent réellement ce que leur employeur investit en eux chaque année?
La rémunération globale, c’est l’ensemble des avantages qu’un employeur offre. Assurances collectives payées en totalité ou en partie, cotisation au REER avec contrepartie patronale, programme d’aide aux employés, remboursement de frais de télétravail, allocation bien-être, journées de maladie, congés sabbatiques, bonis au rendement. Même ce café offert gratuitement chaque matin ou ce cellulaire professionnel compte dans la balance.
Le problème? La plupart des entreprises oublient de le mettre en valeur. Résultat : les employés sous-estiment ce qu’ils reçoivent vraiment et finissent par regarder ailleurs. À l’Agence Charlie, on accompagne régulièrement des gestionnaires qui réalisent qu’ils offrent déjà beaucoup plus qu’ils ne le pensaient. Présenter cette information clairement lors de l’embauche ou lors des bilans annuels change complètement la perception de valeur. C’est un levier de rétention simple à mettre en place cette année.
La conciliation travail-vie : plus qu’une question de famille
La conciliation travail-famille est sur toutes les lèvres depuis au moins cinq ans. Sauf que le terme est réducteur. Parce qu’on ne concilie pas juste le travail et les enfants. On concilie le travail et la vie, point.
Certaines entreprises ont compris qu’être partout en même temps, c’est impossible. Elles permettent donc à leurs équipes de gérer leur temps autrement. Aucune rencontre avant 8h ou après 16h pour respecter les horaires familiaux. Horaire « smoothie » où chacun module ses heures selon ses besoins. Télétravail flexible qui s’adapte aux réalités personnelles. Journées pédagogiques offertes en congé ou présence des enfants au bureau ces jours-là. Gestion d’horaire selon le cycle menstruel. (On offre de beaux ateliers à l’Agence Charlie) Congés de maladie illimités pour les parents qui jonglent avec les virus de garderie. Départs et retours progressifs lors des congés parentaux. Programme de re-onboarding après un congé de longue durée pour se réapproprier son rôle en douceur.
D’autres vont encore plus loin avec des garderies en milieu de travail ou des horaires réduits pour les proches aidants ou les employés en période d’essoufflement. Ces initiatives envoient un message clair : votre vie compte autant que votre travail.
Le droit à la déconnexion : reprendre le contrôle
Voici une statistique qui fait mal : près de 28% des employés indiquent que leur santé mentale ou leur équilibre travail-vie personnelle s’est détérioré dans la dernière année. Environ 25% répondent maintenant à des messages professionnels en dehors des heures de travail de façon quotidienne.
Nos appareils intelligents sont pratiques, c’est indéniable. Mais la limite entre flexibilité et intrusion est mince. Très mince. Ce courriel qui arrive à 20h, ce texto urgent un dimanche matin, cette réunion qui déborde dans l’heure du souper. Tranquillement, on perd le contrôle.
La solution? Établir des règles claires. Mettre en place une politique de droit à la déconnexion connue de tous. Ajouter une signature électronique précisant que vos heures de bureau ne sont pas nécessairement celles de vos collègues. Utiliser un système de téléphonie IP qui ne fonctionne que pendant les heures de connexion. Fermer physiquement la porte du bureau à la maison pour symboliser la fin de la journée. Interdire les textos de travail après une certaine heure. Ce n’est pas parce que votre patron envoie un courriel à 21h que vous devez y répondre. Et ce n’est pas parce que vous y répondez que vous êtes un meilleur employé.
La Loi 27 : un tournant obligatoire
Parlant de bien-être, avez-vous entendu parler de la Loi 27? Depuis son adoption, tous les employeurs québécois ont l’obligation de mettre en place une évaluation des risques physiques et psychosociaux en milieu de travail. Pas juste les identifier, mais proposer des solutions concrètes pour les prévenir.
La prévention psychologique est l’ajout majeur ici. Toutes les entreprises devront s’y conformer d’ici le 1er octobre 2026. Ce n’est pas une option, c’est une obligation légale.
La bonne nouvelle? La gestion des risques est une responsabilité partagée. L’employeur doit créer un environnement sain. L’employé peut aussi mettre en place ses propres stratégies de gestion du stress, clarifier ses préférences de communication et de feedback, développer ses outils personnels de résilience.
À l’Agence Charlie, nous animons notamment l’atelier NOVA Global sous forme de team building. Cet outil permet aux équipes de mieux comprendre leurs styles de communication respectifs et contribue directement à réduire les risques de stress au travail. Parce qu’une meilleure compréhension mutuelle, c’est souvent la clé d’une collaboration plus saine.
Créer une culture de bien-être réelle
Au final, tout ça revient à une question simple : est-ce que votre entreprise a vraiment à coeur votre bien-être? Ou est-ce que c’est juste inscrit sur le mur du bureau?
Les entreprises avant-gardistes comprennent qu’investir dans le bien-être de leurs équipes, ce n’est pas une dépense. C’est un investissement rentable qui paie en rétention, en engagement, en productivité et en santé collective.
Le bien-être au travail ne se résume pas à installer une table de ping-pong ou à offrir des fruits le vendredi. C’est une approche globale qui touche la rémunération, la flexibilité, le respect du temps personnel et la prévention des risques psychosociaux.
Votre entreprise est-elle prête à franchir ce cap?


