
Inconnus, est le 7e roman de Marianne Brisebois et sa première autofiction. Dans ce nouveau roman, l’autrice arrive avec un texte que l’on sent beaucoup plus personnel et vulnérable.
À travers une écriture sensible et nuancée, Marianne nous entraîne dans une histoire profondément humaine qui explore les rencontres, les liens et tout ce qui peut se jouer entre les silences, les hasards et les territoires plus fragiles que l’on porte en soi. On assite à la quête de Laurence : se rencentrer sur elle-même, tenter de renouer avec l’écriture et profiter de son indépendance.
Un récit qui nous entraîne de Montréal à l’Angleterre, entre incertitudes, doutes, zones floues et quête de sens.
En résumé
« Cette chambre était parfaite. Les trois prochains jours seraient les plus beaux de mon existence, c’est ce que je me suis dit. Pas comme un souhait, pas parce que c’est ce que je voulais. Seulement parce que je le savais. Étendue sur le lit, j’ai fixé le plafond en laissant le ventilateur sécher la sueur qui perlait sur mon visage et qui ruisselait entre mes seins.
Je voyais la poussière pendre au bout des lattes, je sentais que l’édredon n’était pas fraîchement lavé. Mon cœur battait fort, mes pensées me hurlaient que cette parenthèse dans laquelle j’étais tombée m’apporterait ce que je cherchais depuis des années. J’étais exactement au bon endroit. »
Mon (humble) avis
Je m’accrochais au temporaire, pour recommencer encore et encore, repousser la construction d’un vrai présent.
L’année dernière, dans ma chronique de Fragments d’Olivier (le 6e roman de Marianne Brisebois), j’ai affirmé que l’autrice sait aborder des sujets percutants et délicats, sans imposer une vérité et sans jugement. La plume de Marianne Brisebois me laisse, bien souvent, sans mot. Cette fois, c’est l’inverse. La lecture d’Inconnus m’a donné envie d’exprimer plein de choses : mon ressenti, mon vécu, mes valeurs. Ce roman, sans aucune complaisance ni jugement, aborde des thèmes qui feront polémiques : les relations, la sexualité, l’identité.
Au départ, j’ai eu de la difficulté à m’attacher à Laurence, la protagoniste. Tellement différente de moi dans le style de vie et les idéaux. Cependant, ma curiosité à comprendre cette femme en quête de se comprendre elle-même m’a poussé à poursuivre le roman, que j’ai finalement lu en quelques jours.
Un roman qui nous sort des patterns amoureux habituels et des voies toutes tracées. Un roman que l’on ressent, qui peut confronter, mais sans heurter. Des mots qui ouvrent une réflexion. Bravo Marianne, encore une fois. Ta plume me fascinera toujours, je crois.
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