Apprendre à en faire moins pour être plus

Je suis récemment tombé sur le titre d’un article qui disait: «Faire moins pour accomplir plus». J’ai presque cliqué dessus, mais j’ai ensuite résisté à l’impulsion lorsque j’ai senti mon corps réagir. Faire moins est déjà un défi pour la plupart d’entre nous, pourquoi voudrions-nous faire moins pour accomplir plus?

Pourquoi voudrions-nous faire moins pour accomplir plus?

Nous vivons dans une culture qui glorifie le fait d’être occupé (Sarah en a d’ailleurs déjà parlé dans son éditorial la glorification de la surcharge : être productif plutôt qu’occupé).

«Je n’ai pas besoin de tant de sommeil» ou «Je dormirai quand je serai mort», sont des choses que j’ai souvent entendues dire par les gens pour excuser leur activité.

Je ne les blâme pas, cependant les systèmes de suprématie blanche, patriarcale et capitaliste nous ont conditionnés à croire que nous sommes en situation de manque et que notre valeur est directement liée à notre productivité.

Ralentir nous fait peur parce qu’on nous a fait croire que nous deviendrions inutiles. Mais à quel prix? Quel est le prix que nous payons lorsque nous outrepassons constamment nos limites?

Être dans un état constant de «faire» signifie que nous sommes distraits des rythmes naturels de notre corps. Nous ne sommes pas capables d’entendre les signaux qu’il nous envoie, et nous n’avons ni le temps ni l’énergie de nous occuper de nous-mêmes. Le capitalisme commercialise alors les soins personnels et la commodité comme des solutions auxquelles il faut aspirer. Nous travaillons donc plus dur pour gagner plus d’argent afin de pouvoir nous permettre de prendre soin de nous-mêmes. Et ainsi de suite.

Nicole Cardoza, entrepreneur social en série et défenseur du bien-être, a écrit : «Je fais le vœu de dormir plus d’heures que je ne travaille». J’ai été époustouflée en lisant cela comme c’est quelque chose qui est à la fois si simple et si difficile à réaliser. Depuis que je l’ai lu, cela m’a vraiment marqué. J’essaie de faire de même en savourant les espaces de mon emploi du temps que j’ai déjà. Mon expérience? C’est tellement difficile! C’est tellement tentant de remplir cet espace en essayant d’accomplir une tâche ou quelque chose que je crois, à tort, que je «devrais» faire. Je rêve d’en faire moins et pourtant, quand on m’en donne la chance, ce n’est pas si facile.

L’un de mes récits Instagram préférés, The Nap Ministry, a écrit : «Nous sommes liés de tant de façons parce que nous avons accepté l’épuisement comme une chose normale». Ils poursuivent en écrivant : «Vous n’avez pas besoin de continuer à faire tant d’efforts. Vous êtes assez maintenant, sans travail supplémentaire. Vous êtes divin. Vous pouvez vous reposer». Encore un autre rappel de pourquoi je veux – et dois – en faire moins.

Bien sûr, apprendre l’importance de faire moins ne suffit pas à faire bouger les choses. À mesure que les jours raccourcissent, les nuits plus longues nous offrent l’occasion de tourner notre attention vers l’intérieur. Ralentir signifie également se détourner des distractions qui détournent notre attention de ce que notre corps peut nous dire.

Pistes de réflexion pour faire moins et être plus

Bien qu’il s’agisse d’un travail en cours, je vous partage quelques-unes des méthodes que j’utilise pour en faire moins et qui semblent fonctionner jusqu’à maintenant :

  • Savourer le temps libre de mon emploi du temps au lieu d’essayer d’accomplir une tâche de plus.

  • Me demander «est-ce vrai?» quand j’entends une petite voix intérieur me dire que je «devrais» faire quelque chose.

  • Interagir avec les écrans (ordinateurs, téléphones, télévision) à certaines heures prédéterminées (par exemple, 8 h – 12 h, 14 h – 21 h)
  • Faire plus hors écran et sur papier : revenir à l’analogique pour diminuer la dépendance aux habitudes distrayantes et pour redonner un nouveau souffle à sa créativité
  • Tâche unique : le multitâche était autrefois populaire, mais il entraîne aujourd’hui non seulement des sentiments d’épuisement mais aussi des tâches mal exécutées. Reprenez le pouvoir en faisant une chose à la fois!
  • Arrêtez-vous le plus souvent possible : arrêtez-vous, respirez, observez, continuez

Questions et réflexions en vue de la nouvelle année

J’aime aussi prendre le temps, entre Noël et le Nouvel An, de réfléchir vraiment à ce qui suit :

  • Quelles sont mes valeurs fondamentales?
  • Qu’est-ce qui est le plus important dans ma vie?
  • Est-ce que je passe mon temps de manière à honorer ces valeurs?

Une image vaut mille mots pour arriver à faire moins et être plus

Imaginez que vous remplissez un bocal avec des pierres de différentes tailles – si vous mettez les plus petites pierres en premier, il n’y aura plus de place pour les plus grosses. Si vous mettez les grosses pierres en premier, les plus petites rempliront les espaces entre les deux et tout rentrera dans l’ordre. Vos objets les plus précieux sont les grosses pierres, pensez à établir des priorités et à combler les vides avec le reste. Vous serez surpris de voir à quel point cela ira mieux.

Plus vous prenez de temps pour vous – même si ce n’est que quelques minutes par jour – plus vous vous sentirez à l’aise pour donner la priorité à vos soins personnels. Une fois que vous aurez appris à donner la priorité à vos «grosses pierres», vous constaterez qu’il est beaucoup moins stressant de tout mettre en place.

En fin de compte, ce titre aurait dû se lire «faire moins pour être plus», car lorsque nous serons sur notre lit de mort, les boîtes de réception vides et les listes de choses à faire ne sont pas les choses auxquelles nous penserons avec tendresse.

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