
Et si le problème n’était pas que les jeunes ne veulent pas bouger… mais qu’on ne leur donne plus envie?
Donner envie de bouger : et si on changeait d’approche?
On parle souvent du manque d’activité physique chez les jeunes comme d’un problème de discipline.
Mais les recherches récentes racontent une autre histoire.
Aujourd’hui, bouger n’est plus naturel dans leur quotidien.
Les écrans prennent de la place. Le rythme est rapide. Les occasions spontanées sont plus rares.
Selon les recommandations de l’INSPQ, les jeunes devraient bouger au moins 60 minutes par jour . Mais une grande proportion n’y arrive pas.
Alors la vraie question devient :
comment leur redonner le goût de bouger, sans pression?
1. Miser sur le plaisir (pas la performance)
Les études sont claires : la motivation durable vient du plaisir, pas de l’obligation. On le sait, le plaisir est essentiel pour un engagement à long terme.
Concrètement, on peut penser à :
- Laisser l’enfant choisir son activité
- Valoriser le fun plutôt que le résultat
- Éviter la logique de performance trop tôt
Un jeune qui aime bouger… bougera.
2. Bouger avec eux
Le rôle des parents est déterminant. Les adolescents qui font de l’activité physique en famille sont :
- plus actifs au quotidien
- moins anxieux
- plus satisfaits de leur vie
Comme le cite Statistiques Canada dans ce rapport sur l’activité physique des ados lorsque fait avec leurs parents : « Les adolescents qui font de l’activité physique affichent des résultats positifs en matière de santé mentale. Toutefois, l’augmentation de l’inactivité physique chez les adolescents, combinée au nombre élevé d’heures qu’ils passent devant un écran, constitue une source de préoccupation croissante. Les parents, par leur participation active et leur engagement, jouent un rôle important dans la détermination du niveau d’activité physique et du temps d’écran chez les adolescents ».
Pas besoin d’être parfait, ni de coûter cher pour bouger son corps :
- une marche en famille
- une balade à vélo
- jouer dehors (les modules de jeux, les paniers de basket et les terrains de tennis sont accessibles et gratuits!)
3. Sortir dehors (le plus souvent)
Les jeunes qui pratiquent régulièrement des activités à l’extérieur sont :
- plus heureux
- plus satisfaits de leur vie
- en meilleure santé mentale
Même 15 minutes comptent :
- après l’école
- entre deux séances d’écrans
- en fin de journée
La nature amplifie les bienfaits du mouvement. Apprenez-en plus sur les bienfaits du mouvement en nature dans cet article du Dre Lavoie.
4. Réduire la pression invisible
Trop structurer (ou obliger les jeunes à suivre un cours qu’ils n’aiment pas) peut tuer l’envie.
Tous les jeunes ne veulent pas :
- faire un sport compétitif
- suivre un horaire strict
- performer
La constance vient plus facilement quand il y a de la liberté.
5. Comprendre que leur monde a changé
Aujourd’hui, la sédentarité est un vrai enjeu. Les jeunes passent de plus en plus de temps assis, parfois jusqu’à 11 heures par jour selon certaines études.
Donc bouger demande un effort… dans un environnement qui n’y aide pas toujours.
C’est pour ça que la motivation ne peut pas être laissée au hasard et que le modèle parental est important.
6. Miser sur le social (et l’effet de groupe)
Les jeunes sont influencés par leur entourage.
Bouger avec des amis ou en groupe augmente :
- l’engagement
- le plaisir et le jeu
- la régularité
Quelques idées simples :
- inviter un ami
- activités en gang
- sports collectifs ou libres (parcs, terrains de jeux, piscine…)
7. Valoriser les petits mouvements
Bouger, ce n’est pas seulement “faire du sport”.
Marcher, danser, jouer, se déplacer… tout compte. Bouger son corps, c’est bouger.
8. Voir plus grand que la santé physique
Bouger ne sert pas qu’au corps.
L’activité physique est liée à :
- moins de symptômes dépressifs
- une meilleure santé mentale globale
Mais aussi :
- la confiance (comment le mouvement influence la confiance en soi?)
- le lien social
- le sentiment de compétence
Comme le soulignent certains experts, réduire le sport à la santé physique ne suffit pas à comprendre son impact global.
Finalement, motiver un jeune à bouger, ce n’est pas le forcer.
C’est créer un environnement où :
- c’est agréable
- c’est accessible
- c’est valorisant
- ça fait parti de la routine familiale
Et chez vous, qu’est-ce qui donne envie de bouger?



