Trouver l’équilibre entre la maternité, l’activité physique et la vie sociale

crédits crédits photo : @sarah_drap

La pression de la nouvelle maman à être performante dans toutes les sphères de sa vie est un fait que j’observe depuis plusieurs années, et encore plus depuis la grande popularité des médias sociaux. Dans le cadre de mon travail de kinésiologue, je me rends compte que la ligne peut être mince entre pression et motivation quand vient le temps de parler aux mamans d’exercice physique pour prendre soin de soi.

Pourtant, c’est prouvé : l’activité physique a sa place dans le quotidien de tout le monde, mamans incluses, parole de kinésiologue. La pratique de l’activité physique peut prendre plus ou moins de place dans la vie d’une maman, selon ses objectifs et ses intérêts, et aussi selon la période de sa vie, et c’est bien correct ainsi.

L’équilibre, mais encore? 

L’équilibre, de quoi s’agit-il? Est-ce d’avoir une égale quantité d’œufs dans chaque panier? Est-ce d’avoir chacun de nos paniers bien remplis? Associe-t-on trop souvent « équilibre » à « performance »?

Dans le monde de l’entrepreneuriat, plutôt que de parler d’équilibre, on parle d’agilité, et j’ai envie d’utiliser ce terme pour parler de l’épanouissement de la vie de la maman dans son quotidien bien rempli. Entre vous et moi, ce que l’on cherche, au-delà de l’équilibre, c’est l’épanouissement, la tranquillité d’esprit. On veut éviter de se sentir dépassée tout en ayant du temps pour soi, pour l’autre, pour la famille, pour ses loisirs. Et ce, bien au-delà de trouver le parfait « équilibre ».

En tant que maman de trois enfants, coureuse assidue, entrepreneure, amoureuse et amie, je me suis sentie très souvent (et je me sens encore parfois) dépassée par la vie. Par contre, depuis quelques années, parce que j’ai souvent frôlé des points de non-retour, j’ai appris à voir les signaux d’alarme, à m’ajuster, et ce, plus rapidement qu’avant. Je pense être plus agile en vieillissant avec la gestion de mon
« équilibre ».

Les bulles de vie

Dans l’épisode 20 de la 2e saison du podcast d’Infuse magazine, Karina Brown, la copropriétaire du Studio Enjoyoya, parlait de ses bulles de vie, une analogie qui me plaît beaucoup et que j’emprunte le temps de ce texte (et peut-être plus!).

La première chose à faire afin de prendre un peu plus conscience de notre propre équilibre, c’est de savoir ce que l’on veut : quelles sont les bulles nécessaires à mon épanouissement et lesquelles dois-je équilibrer?

Personnellement, durant une semaine, je peux avoir besoin de mes bulles « enfants », « couple »,
« travail », « méditation », « sport » et « entraînement en nature ». Ces bulles peuvent varier en importance au courant de la semaine, mais doivent entrer dans une même et grande bulle qui elle, est un peu moins élastique et qui représente le temps total qu’offre une semaine.

Une fois que je connais quelles bulles sont nécessaires pour que je me sente « équilibrée » ou épanouie, je dois choisir à quelles bulles je donnerai plus d’espace, durant une journée, une semaine, un mois.

Ensuite, il faut être à l’écoute de nos émotions, de nos sentiments afin de reconnaître quand nos bulles sont trop grandes, quand elles prennent trop de place et si une bulle manque d’espace. Ces émotions, ces ressentis seront le premier guide de votre perte d’équilibre.

Ces émotions se manifestent de différentes manières. Pour certaines personnes, ce sera une boule dans l’estomac; pour d’autres, ce sera le sentiment d’être très fatiguées, à fleur de peau, ou peut-être plus impatientes. Mieux on se connaît, mieux on reconnaît rapidement ces émotions bien présentes et mieux on peut réajuster le tir, car oui, on peut réajuster le tir et « rééquilibrer nos bulles ».

Annuler des rendez-vous, demander de l’aide, aller marcher en nature, faire de la méditation, connaître ses limites, parler de ses émotions sont tous des moyens de « rééquilibrer les bulles ». Plus on reconnaît et laisse de la place à nos ressentis, plus on devient agile avec nos bulles, et plus on pourra trouver notre propre équilibre.

Comme kinésiologue, on accompagne autant des mamans sédentaires qui ont envie de commencer à bouger que des athlètes qui veulent retourner à leur sport. On accompagne des femmes qui ont une grande bulle d’activité physique et d’autres qui viennent de créer cette nouvelle bulle. La bulle de la santé est très souvent présente et tant mieux, et c’est à vous de décider, sans pression ni culpabilité, quelle place vous avez envie de lui laisser. Sachez qu’au courant de votre vie, cette bulle prendra plus de place, et parfois un peu moins; vous êtes libre de choisir selon vos intérêts.  

Finalement, oui, c’est possible de trouver l’équilibre entre le sport, le travail et la maternité, et c’est très personnel et propre à chacune. Une chose est certaine : écoutez-vous; faites confiance au processus, à vos émotions, à vos énergies; donnez-vous une chance, et vous deviendrez agile avec la gestion de votre propre équilibre.

Si jamais vous avez envie de laisser plus de place à votre bulle activité physique, vous savez où me trouver. 😉

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